Édition, presse et médias
La valeur de l’information se dissocie aujourd’hui de sa diffusion : captée par des plateformes, puis par des modèles d’intelligence artificielle qui se nourrissent du travail éditorial sans jamais le rémunérer.
Publier, dans ce contexte, expose autant que cela informe.
Chaque publication engage la responsabilité de son directeur, expose la rédaction aux procédures de ceux qu’elle met en cause, et suppose un arbitrage permanent entre le droit d’informer et le risque contentieux. Ce risque se double aujourd’hui d’attaques réputationnelles organisées, visant à décrédibiliser une rédaction plutôt qu’à la corriger.
Le cabinet accompagne déjà des éditeurs dans leur contentieux contre des fournisseurs de modèles d’intelligence artificielle, sur la réutilisation non autorisée de contenus protégés, un terrain où le droit peine encore à suivre la technique.
Votre expérience
Un algorithme résume vos articles sans qu’aucun lecteur ne visite votre site ; un modèle s’est déjà entraîné sur vos créations sans qu’aucune licence n’ait été signée. La rédaction découvre l’usage après coup, jamais avant.
Chaque mise en cause peut se retourner en procédure (diffamation, injure, atteinte à la réputation), que la rédaction en soit l’auteure ou la victime.
Notre expertise
Les fournisseurs de modèles d’intelligence artificielle se sont nourris du travail éditorial sans jamais le rémunérer : un rapport de force qui semble irrésistible, de la même nature que ceux que d’autres secteurs affrontent face aux grandes plateformes. Nous portons cette bataille aux côtés des éditeurs, avec la même logique d’action coordonnée qui fait notre réputation contentieuse.
En amont, nous structurons les droits sur les contenus édités, une pratique encore naissante, que nous construisons dossier après dossier. Et quand la diffamation frappe, nous défendons aussi bien le directeur de publication poursuivi que le titre victime d’une atteinte à sa réputation.
Nous accompagnons aussi la structuration capitalistique des titres de presse (entrée d’un actionnaire, participations croisées) dans le respect des règles de pluralisme et de transparence qui leur sont propres, et nous conseillons les rédactions sur la protection du secret des sources face aux demandes de communication.
L’édition entre dans une décennie où une question reste tranchée nulle part : les producteurs de contenus seront-ils rémunérés à leur juste valeur par les fournisseurs d’intelligence artificielle, ou continueront-ils de l’alimenter gratuitement ? Le marché des licences se construit sous nos yeux à des prix aujourd’hui favorables aux opérateurs ; celui de la création éditoriale structurée vaudra demain davantage que le contenu brut.
Départements associés